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La dépression, ça se soigne ?

9 Nov, 2022

Personne n’est à l’abri d’être touché par la dépression. Cette maladie complexe concerne aussi bien les hommes que les femmes, aussi bien que les jeunes que les vie… moins jeunes 🤭 ! En terme de prévalence, 1 personne sur 5 est/sera touchée par la dépression au cours de sa vie (et oui cela fait beaucoup).

Se sortir de la dépression, ce n’est pas une simple question de volonté. Qui n’a jamais entendu dans son entourage « Ho mets-toi un petit coup de pieds aux fesses, ça ira mieux ». Ha si seulement c’était aussi simple ! Dans la grande majorité des cas, la personne touchée par la dépression a besion d’un accompagnement. D’où l’intérêt et la nécessité de traitements, médicamenteux ou non, qui vont avoir un double objectif : diminuer les symptômes et leurs conséquences sur la vie du patient et prévenir les risques de rechute. 💡 Et ce qui est bon à savoir, c’est que dans près de 70% des casles traitements contre la dépression sont efficaces ! 

Mais quels sont ses traitements ?

Les antidépresseurs

« Ben les antidépresseurs. » Nous vous avons entendu ! 😉 Et en effet, c’est aussi la première à laquelle nous avons pensé. Des antidépresseurs, il en existe une multitude ! La prescription d’un antidépresseur plutôt qu’un autre va dépendre du profil du patient, des symptômes dont il souffre, de sa tolérance aux médicaments, de s’il a déjà reçu un traitement antidépresseur. Son état de santé est également pris en compte, car il est possible que des médicaments prescrits pour une autre pathologie interagissent avec les antidépresseurs (et ça, ça peut ne pas être top).

Pour traiter un premier épisode dépressif, le traitement s’étend sur 1 an au minimum. Il se découpe en deux phases :

  • Phase d’attaque – 6 à 12 semaines : les antidépresseurs ne sont pas des pilules magiques. Leur efficacité n’est pas immédiate. Cependant, une amélioration des symptômes est observée, dans la majorité des cas, après 2 à 4 semaines de traitement minimum;
  • Phase de consolidation – 4 à 9 mois : elle permet de maintenir les bénéfices du traitement chez les patients et aide à réduire les risques de rechute.

Si le patient a déjà vécu un ou plusieurs épisodes dépressifs au cours de sa vie, le traitement doit se prolonger avec une troisième phase :

  • Phase d’entretien : plusieurs années : elle vise à éviter les rechutes.

Vous voulez quelques chiffres supplémentaires sur l’efficacité des traitements antidépresseurs ? (on sait que vous êtes aussi curieux que nous 🤓)

⚠️ Le psychologue n’est pas habilité à prescrire des médicaments, le psychiatre, oui !
⚠️ bis : Attention aux idées reçues, les antidépresseurs n’ont pas de pouvoirs addictifs !

« On peut aller voir un psy aussi ! » Tout à fait, c’est l’objet de la suite de notre article !

La psychothérapie 

Dans des cas de dépression diagnostiquées comme légères à modérées, le suivi par un psychothérapeute et les séances de psychothérapie peuvent être suffisants. Mais pour les cas les plus sévères, la psychothérapie est associée à un traitement antidépresseur.

Les bienfaits des psychothérapies sont divers :

🤯 Diminuer les souffrances psychologiques : phobies, angoisses, anxiété, panique, déprimes récurrentes…;

🥰 Régler des problèmes affectifs ou relationnels : obsessions, timidité, estime de soi, échecs amoureux…;

😖 Modifier des comportements qui nuisent au bien-être : stress post-traumatique, dépendances diverses, maux imaginaires, dysfonctions sexuelles…

💆‍♂️ Faire face à une crise existentielle;

🎯 Redéfinir ses objectifs de vie.

Des types de thérapies, c’est comme les antidépresseurs, il en existe plusieurs. Les bases théoriques et les approches diffèrent d’une méthode à l’autre. Mais elles ont toutes des objectifs communs : la diminution des symptômes ressentis par le patient et le guidage vers la guérison.

Vous  les présenter toutes, cela ferait un peu trop… donc nous allons aborder 2 types de thérapies plutôt bien connues en France :

  • La thérapie psychodynamique ou analytique (psychanalyse) : influencées par la psychanalyse, ces approches font appel à la notion d’inconscient et focalisent leurs efforts sur la recherche des liens entre les difficultés actuelles et les expériences passées. Ici, ce sont des changements profonds et durables chez le patient qui sont visés. Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an.
  • La thérapie cognitivo-comportementale : ce type de thérapie propose d’observer objectivement et d’analyser avec détachement ses comportements et ses pensées, d’apprendre de nouveaux comportements et de remplacer les pensées ou les émotions non désirées par d’autres qui sont davantage adaptées. On cherche des problèmes concrets à résoudre et une démarche thérapeutique est établie en commun (déconditionnement progressif, clarification des mécanismes de défense, modifications des croyances, etc.). L’objectif de ces thérapies est la suppression des symptômes ressentis par le patient.

L’électroconvulsivothérapie (à vos souhaits) ou sismothérapie

Le nom vous fait peur… (à nous aussi) et la mise en pratique peut rebuter. Littéralement, vous ressemblez à peu près à ça…

… mais dans un milieu hospitalier sécurisé.

L’électroconvulsivothérapie est généralement préconisée dans les cas de dépression sévère. Un courant électrique est appliqué via deux électrodes placées au niveau des temps du patient.

L’objectif de cette pratique ? Provoquer une crise d’épilepsie de 30 secondes (rien que ça), ce qui permettrait de décharger certains neurones… 🤔 Pas de panique, cette intervention se fait sous anesthésie générale (nous l’admettons, nous cherchons à vous rassurez un peu après vous avoir fait froid dans le dos). Cette méthode, qui peut paraître brutale est cependant efficace dans 90 à 95% des cas des épisodes dépressifs. 9 à 12 séances, étalées sur 4 à 6 semaines, sont menées.

La stimulation magnétique transcrânienne

Comme l’électroconvulsivothérapie, la stimulation magnétique transcrânienne est basée sur la stimulation cérébrale. A l’aide d’une sonde, un champ magnétique est délivré au cerveau et va agir sur les neurones, dont ceux impliqués dans la régulation de l’humeur.

Contrairement à la méthode précédente, La stimulation magnétique transcrânienne ne nécessite pas d’anesthésie générale. Son efficacité demeure inconstante.

La kétamine 

La kétamine est un anesthésiant qui, à faible dose, possède une activité antidépressive rapide et persistante pendant plusieurs jours. Elle est utilisée dans le traitement des patients résistants aux traitements antidépresseurs classiques et/ou avec un risque suicidaire particulièrement élevé.

Mais attention, son utilisation doit être encadrée par des médecins ! Après les premières heures d’injection, des effets secondaires pas vraiment sympathiques peuvent se manifester (hallucinations, effets dissociatifs, troubles cardiovasculaires…).

Ça en fait des traitements ! Et cette liste n’est pas exhaustive. C’est quand même rassurant de voir qu’il y a plusieurs moyens et méthodes pour venir à bout ou atténuer les symptômes de cette maladie complexe qu’est la dépression. Avant d’en arriver-là, connaissez-vous des moyens pour se prémunir contre cette maladie ? Au quotidien, avez-vous des tips pour gérer les moments difficiles ? Parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir, notre prochain article sera consacré aux méthodes de prévention de l’installation du trouble dépressif ! 🦊

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